Indonésie

Keep Travelling // Quelques jours dans un village à JAVA

16 novembre 2016
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Octobre 2016

Après quelques jours dans le Sud de Bali, nous voilà en route pour Java.
Nous avions effectivement prévu depuis mal de temps d’aller sur Java pour aller faire l’ascension du volcan Kawah Ijen, notre 1er volcan et pas le dernier comme vous avez pu vous en rendre compte si vous nous suivez un peu sur les réseaux sociaux. Et grâce au blog de Novo-monde, un couple de globe-trotters suisse, on a découvert une façon un peu différente de le faire que les circuits organisés par les tours opérateurs. Nous allions donc passer 3 jours en compagnie d’un ancien porteur de souffre qui allait nous accueillir chez lui dans son village et nous faire grimper le volcan du Kawah Ijen.
Avant de vous parler plus en détail de ce volcan dans un autre article, nous allons vous raconter ces quelques jours passés dans son village qui nous ont complètement déconnectés et qui nous ont permis de rencontrer des gens formidables et adorables.

 

Jour 1
Ils sont venus nous récupérer un mardi matin à notre guest house. Il y avait Chung qui allait être notre guide pendant toute la durée du séjour et M. Paing, l’ancien porteur de souffre. Ils nous amènent en 4×4 dans leur village. Et on comprend vite pourquoi l’usage du 4×4 est nécessaire. Une fois que nous avons quitté la route principale, nous prenons un chemin très caillouteux passant dans plusieurs villages. Le dernier étant le leur.
Dès que nous arrivons, la femme du M. Paing nous prépare à manger. Ce sera donc notre deuxième Nasi Goreng de la journée, après celui du petit dej, le tout en moins de 3h! 🙂
Puis c’est parti pour la visite des alentours. On repart en 4×4 direction des cascades. En chemin, M. Paing s’arrête pour nous montrer une énorme araignée, noir et jaune. On est pas hyper rassurés mais il nous assure qu’elle n’est pas venimeuse. Pour preuve, il la met sur son bras et l’araignée remonte jusqu’à sa tête. Bien sûr, on y a droit aussi pour notre plus grand plaisir! 🙂

La fameuse araignée...inoffensive

La fameuse araignée…inoffensive

M. Paing et la fameuse araignée

M. Paing et l’araignée qui monte, qui monte

Charly, hyper rassuré d'avoir l'araignée dans son cou

Charly, hyper rassuré d’avoir l’araignée dans son cou

Tiff sourit mais M. Paing lui enlèvera l'araignée avant qu'elle atteigne son cou... faut pas déconner non plus

Tiff sourit mais M. Paing lui enlèvera l’araignée avant qu’elle atteigne son cou… faut pas déconner non plus!

Ensuite nous descendons sur les cascades. Chung, notre guide, nous explique que les javanais viennent régulièrement ici le week-end ou ce qu’il appelle les jours « Red » c’est à dire les dimanches, jours de repos où tout le monde est de sortie. Il y a aussi les jours dit « Black » c’est à dire les jours normaux et ceux « Green » qui sont les vendredi et qui sont jours de prière. Nous sommes un jour « Black » donc il y a peu de monde dans les cascades. Nous croisons quelques locaux et nous nous arrêtons avec Chung et M. Paing déguster un café « Robusta » (on vous expliquera les différences de café dans quelques lignes) et manger des bananes frits! Un régal!! Vous imaginez comment le petit Charly était content de prendre son goûter!! 🙂

Des locaux profitant des cascades

Des locaux profitant des cascades

La photo cliché devant les cascades prise par Chung

La photo cliché devant les cascades prise par Chung

On en profite pour discuter un peu aussi. Chung nous apprend les différentes façons de dire « MERCI » et « DE RIEN », en indonésien, en javanais, dans le dialecte de son village et dans le dialecte de la femme de M. Paing! Tout un programme!

Avec ça, on est paré!

Avec ça, on est paré !

Nous apprenons que Chung a 24 ans, est marié et a 2 enfants, des jumeaux qui viennent d’avoir 1 an. Quand il n’y a pas de touristes comme nous, il travaille dans les rizières autour de son village. Il a également été quelques fois mineur au Kawah Ijen. M. Paing lui a 38 ans, a 3 filles qui ne sont plus chez lui mais à la ville pour étudier. Pendant notre séjour, nous logerons chez lui et sa femme. C’est lui qui est mineur depuis 19 ans. Maintenant il y va beaucoup moins grâce au tourisme. On sent effectivement que M. Paing a travaillé durement dans sa vie et on sent également la force qui émane de lui. Il est allé jusqu’à porter sur ses épaules 100 kg de souffre. Quand il nous raconte ça, on reste bouche bée et encore on a encore rien vu.

On déguste des bananes frits tout en écoutant les histoires de Chung et M. Paing

On déguste des bananes frits tout en écoutant les histoires de Chung et M. Paing

Après les cascades, direction les plantations de café. C’est là qu’il nous explique les différentes sortes de café qu’on peut trouver en Indonésie:

  • Arabica: café qui pousse dans les montagnes
  • Robusta: celui qu’on a dégusté et qui est la principale sorte autour de leur village
  • Salsa: pousse également vers leur village mais pour leur consommation locale. Il est souvent mixé avec cannelle et gingembre.

Pour la petite histoire, la plantation qu’il nous fait visiter appartient à des chinois. Vu qu’ils ont de l’argent, ils en possèdent pas mal à Java. Ils sont vraiment de partout ces chinois!!
Dans ces plantations, on trouve également d’autres grands arbres, beaucoup plus feuillus. Ils sont là pour protéger les fleurs de café du soleil et éviter qu’elles ne brûlent. Bon on ne rappelle plus le nom de l’arbre mais comme ça, si vous voulez vous lancer dans le café, faites attention au soleil! 😉
Et pour les amatrices et amateurs de parfum, l’odeur des feuilles de café ressemble au parfum « J’adore » de Dior. On a un petit doute mais Chung a l’air tellement heureux de citer le parfum qu’on le laisse dire.

Plantation de café

Plantation de café

On découvre aussi dans le champ d’en face une plantation d’arbres pour le caoutchouc. Nouvelle minute culture: sachez qu’il faut attendre 7 ans pour récupérer le liquide à l’intérieur de l’arbre et qu’en 6h c’est fait!

L'hévéa, l'arbre donnant le caoutchouc

L’hévéa, l’arbre donnant le caoutchouc

On finit notre journée au village. C’est assez drôle car tout le monde, des enfants aux papys, nous dit “hello” et quand ils apprennent que nous sommes français, il nous pose la question en français: « Comment ça va? ». En effet, Chung a à coeur d’apprendre l’anglais et un peu le français aux gens de son village. Il a en effet compris qu’apprendre ces langues peuvent lui permettre de travailler dans le tourisme et de sortir des champs ou de la mine. C’est très important pour lui. Tellement important que sur le devant de la maison de M. Paing, il a installé un grand tableau blanc avec les mots de base indonésiens et la traduction en anglais et en français. C’est adorable et dès que les enfants ont un doute, ils vont voir le tableau et reviennent vers nous avec la bonne traduction. C’est d’ailleurs comme ça qu’on a rencontré Ilmi, qui nous a mis à l’amende sur une histoire de bonne soirée au lieu de bonne nuit!! On est presque sûr qu’il deviendra le boss du village! 🙂

En face de la maison de M. Paing, tout le monde vient se poser sur ce petit abri pour discuter et regarder la vie du village

En face de la maison de M. Paing, tout le monde vient se poser sur ce petit abri pour discuter et regarder la vie du village

Vue sur le village de notre chambre

Vue sur le village de notre chambre

Maison de M. Paing

Maison de M. Paing

Le fameux tableau blanc pour apprendre l'anglais

Le fameux tableau blanc pour apprendre l’anglais

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Selfie avec les enfants du village

Selfie avec les enfants du village

Jour 2
Lever à 7h30, tard par rapport au reste du village. On les entend tous en pleine action depuis au moins 6h.
Après un petit déjeuner composé de riz, haricots, tofu et galettes de maïs, Chung nous amène nous promener dans les rizières autour du village. C’est l’occasion pour nous de déguster des noix de coco tout juste récoltés sur l’arbre grâce à Chung et son énorme machette, et aussi de la canne à sucre.

Chung dans les arbres pour nous chercher des noix de coco

Chung dans les arbres pour nous chercher des noix de coco

En pleine découpe de la noix de coco, en 2-3 coups de machette

En pleine découpe de la noix de coco, en 2-3 coups de machette

Hmmmm c'est bon!!!

Hmmmm c’est bon!!!

elle n'est pas belle la vie?

elle n’est pas belle la vie?

A la découverte de la canne à sucre

A la découverte de la canne à sucre

Nous nous posons dans une cabane et Chung nous raconte sa vie. Il adore parler, nous raconte comment il a conquis sa femme après lui avoir dit 9 fois « ze t’aime », pourquoi il adore les français et la France. Il l’adore tellement qu’il a appelé ses garçons: Paris et Iza (pour le prénom français Isabelle mais bon c’était un garçon). Il nous explique aussi pour le lendemain qu’il n’aime pas trop être le guide d’asiatiques car beaucoup trop lents dans les ascensions et qu’elles sont toujours en train de se repoudrer le nez pour faire des photos. D’ailleurs sa grande question était de savoir si les françaises et plus largement les occidentales utilisaient des cosmétiques!! 🙂

Rizières autour du village

Rizières autour du village

Après un déjeuner et la découverte de la sauce satay (sauce cacahuète), qui est une révélation pour Charly, nous avons l’après-midi de libre.
Nous en profitons pour observer la vie dans le village. Quand nous y étions, ils étaient en train de paver l’unique route du village. La route est construite par des gens d’un autre village mais tout le monde y participait. La route n’était pas encore finie qu’ils étaient déjà en train de tracer des lignes blanches sur le côté et au milieu. Assez drôle car la route n’est absolument pas assez large pour faire passer 2 voitures. Mais on les sent tellement heureux d’avoir cette route qui va changer leur quotidien. Les enfants sont trop contents car ils vont pouvoir faire du vélo et du scooter beaucoup plus facilement sur cette nouvelle route.
On se pose, on essaye de discuter avec eux, on leur explique les règles de Schotten Toten… l’après-midi passe rapidement.
Puis c’est l’heure de dîner: brochettes de poulet sauce satay, spécialement pour Charly car il a adoré ça. Chung est allé exprès chercher de quoi faire une sauce pour lui. Ce qu’il ne sait pas et qu’il ne saura jamais c’est que Tiff n’aime pas du tout cette sauce! 😉
Il est l’heure d’aller se coucher car réveil programmé à 00H30 dans la nuit pour affronter l’ascension du Kawah Ijen.

En pleine construction de la route

En pleine construction de la route

La fameuse route du village

La fameuse route du village

Les habitants du village travaillant sur la route

Les habitants du village travaillant sur la route

Charles observant la vie du village

Charles observant la vie du village

et encore des rizières

et encore des rizières

Comment aller sur Java depuis Bali?
Nous étions donc à Canggu. De là, on a pris un taxi avec compteur jusqu’au terminal d’Ubung à Denpasar pour aller récupérer un bus local. Il y en a toutes les heures qui partent pour aller jusqu’au port de Gilimanuk d’où partent ensuite les ferry pour Java. On nous avait dit qu’il faudrait se battre pour ne pas payer trop cher et qu’une horde de rabatteurs allait s’abattre sur nous pour nous proposer le voyage. C’est sans compter une énorme averse à notre arrivée au terminal qui nous a trempé jusqu’à l’os en moins de 5 secondes. Dans notre malheur, les rabatteurs ne sont pas sortis de leur abri et on a pu aller tranquillement vers les bus et négocier assez facilement le prix qu’on nous avait indiqué pour faire le trajet. La négociation se fait avec celui qu’on va appeler le « gérant » du bus qui gère tous les tickets et qui parle quelques mots d’anglais. Impossible de négocier en direct avec le chauffeur.

Comptez 40 000 roupies par personne pour le trajet dans un « bemo », bus local d’une vingtaine de places avec que des locaux. On roule les portes ouvertes afin de pouvoir s’arrêter à tout moment prendre quelqu’un sur la route. Le « gérant » du bus crie d’ailleurs à tout va « Gilimanuk » dès que quelqu’un est en bord de route.

Après 4h de trajet, le bus nous arrêtera au ferry, on sort du bus en 10 secondes, à peine le temps de voir le bus repartir. Il y a des ferrys très régulièrement, genre toutes les demi-heures, et le prix est fixe! 🙂 Avec nous, plein d’enfants rentrant de l’école.

Comptez 6 000 roupies par personne pour 1h de traversée.
Une fois arrivé au port de Banyuwangi sur Java, on prend un taxi pour nous amener dans le centre de Banyuwangi à notre guest house. Pour 10 minutes de trajet, comptez 60 000 roupies (peu de marge de négociation).

Où dormir à Banyuwangi?
Nous sommes arrivés le soir sur Banyuwangi et on venait nous récupérer le lendemain matin pour aller au village.
Nous avons donc dormi chez Pepito Guest House. Le confort est sommaire mais le prix est très raisonnable. Et puis c’est juste pour une nuit! 🙂

Comptez 130 000 roupies la nuit (même pas 10 euros la nuit) avec un super copieux petit déjeuner.

Petit déjeuner en plein milieu d'un "magasin" vendant des clopes et des sacs à main... ne nous demandez pas pourquoi!

Petit déjeuner en plein milieu d’un « magasin » vendant des clopes et des sacs à main… ne nous demandez pas pourquoi!

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1 Comment

  • Reply Keep Travelling // Volcan Kawah Ijen // Indonésie | Keeptime for blabla, love & travel 19 novembre 2016 at 8 h 05 min

    […] quelques jours passés dans le village, il est temps pour nous de grimper le volcan Kawah […]

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